Joseph est un enfant juif né quelques années seulement avant la Seconde Guerre mondiale. Dès 1942, en Belgique comme ailleurs, les rafles se succèdent à un rythme incessant et il est très tôt séparé de ses parents. Le père Pons le prend alors sous son aile et le cache dans un internat, au milieu de ses pensionnaires catholiques, pour le sauver. Pendant ces quelques mois, Joseph portera sur sa situation un regard critique, source de nombreuses interrogations, mais découvrira aussi la force de l'amitié et l'importance de la transmission d'une culture. S'inscrivant dans un contexte historique tragique, ce récit simple et bouleversant est pourtant plein d'espoir et de vie. Au travers du parcours de Joseph, qui découvre conjointement l'amitié et la barbarie des hommes, la menace de destruction d'une civilisation et sa sauvegarde possible, les élèves pourront s'initier aux notions essentielles d'auteur, de narrateur et de témoignage. En outre, l'appareil pédagogique est suivi d'une interview exclusive d'Éric-Emmanuel Schmitt.
Simon fait un rêve récurrent : quoique vivant à Paris aujourd'hui, il est l'oncle de Milarepa, un ermite tibétain du XIe siècle, qui éprouve une haine farouche à l'égard de son neveu. Simon comprend peu à peu qu'il revit le long égarement spirituel qu'a connu l'ermite - dont il serait la réincarnation - jusqu'à sa rédemption. D'abord vécu comme un cauchemar, le rêve finit par l'accompagner … Ce conte philosophique, qui fait partie, avec Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran et Oscar et la dame rose, du fameux « cycle de l'invisible », permettra aussi aux élèves de s'interroger sur les thèmes universels que sont la vengeance, la souffrance et, avant tout, la tolérance. Dans cette quête onirique centrée sur le bouddhisme où les personnages se mêlent et où les pronoms personnels s'emmêlent, on ne sait plus finalement qui vit l'histoire, qui la raconte. C'est une excellente occasion pour travailler la question des points de vue, ainsi que tous les procédés stylistiques qui jouent avec la chronologie du récit et rendent l'écriture très vivante.
Oscar a dix ans et il vit à l'hôpital. Même si personne n'ose le lui dire, il sait qu'il va mourir. La dame rose, qui le visite et « qui croit au ciel », lui propose d'écrire à Dieu pour qu'il se sente moins seul. À travers cette correspondance originale le récit aborde, du point de vue de l'enfance, des questions philosophiques et existentielles : la maladie, la souffrance et la mort, la rencontre avec l'autre et avec le mystère... Les nombreux passages de paroles rapportées permettront aux élèves de découvrir ou d'approfondir les techniques du dialogue argumentatif. L'appareil pédagogique est suivi d'une interview exclusive de l'auteur.
Paris, dans les années 1960.
Momo, garçon juif de 12 ans, mal aimé, vit seul avec son père.
Ibrahim, le vieux sage, tient une épicerie arabe.
Un jour, leurs regards se croisent...
Ce texte, qui a fait l'objet d'une adaptation cinématographique magistrale de François Dupeyron, est le lieu d'une réflexion sur l'amitié, la force de vivre, la rencontre, les sources de tolérance.
Fable, conte, voyage initiatique, Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran propose aussi un travail sur l'art et les fonctions du dialogue dans le récit.
L'appareil pédagogique est suivi d'une interview exclusive de l'auteur.
Par une nuit orageuse, quatre femmes se retrouvent dans le château de la duchesse de Vaubricourt.
Don Juan, qui les a bafouées autrefois, sera jugé et devra réparer ses torts en épousant Angélique, filleule de la duchesse.
À la surprise générale, le séducteur mythique accepte !
Éric-Emmanuel Schmitt revisite le célèbre mythe de Don Juan.
Reprenant d'anciens traits empruntés à d'autres auteurs, en particulier à Molière, il donne à voir un processus de réécriture et projette son héros dans une situation nouvelle qui renvoie à une quête de spiritualité moderne.
Il sera intéressant d'étudier, dans cette pièce, l'argumentation à travers les scènes de procès ainsi que les moyens dramaturgiques que l'auteur utilise pour faire surgir de nouvelles significations.
Juin 1938. Les troupes hitlériennes viennent d'envahir l'Autriche. Dans Vienne occupée, Sigmund Freud, vieux, malade, persécuté, inquiet pour le sort de sa fille Anna, découvre que derrière l'énigmatique visiteur qui le surprend dans son appartement se cache peut-être une incarnation de Dieu. Entre le vieil homme désabusé, qui ne croit que ce qu'il voit, et l'élégant personnage, spirituel et manipulateur, se noue un étrange dialogue. À travers une intrigue quasi policière ménageant suspense et rebondissements, cette pièce - récompensée du "Molière" 1994 de la révélation théâtrale - aborde sur un mode plaisant des questions philosophiques éternelles : la nature de la conscience et de l'inconscient, la place de l'homme dans le monde, la raison du Mal, le conflit entre raison et intuition, etc. Grâce à elle, les élèves pourront ainsi approfondir leur connaissance des techniques théâtrales et argumentatives tout en préparant leur futur programme de Terminale !
Pour la collection « Classiques & Contemporains », Éric-Emmanuel Schmitt a accepté de répondre aux questions de Laurence Sudret, professeur de Lettres et auteur de l'appareil pédagogique de L'Enfant de Noé.
De la bande dessinée au film : Adèle Blanc-sec, des bulles de cinéma
Créée en 1976 par le dessinateur Jacques Tardi (né en 1946) dans la première de ses Aventures extraordinaires (Adèle et la Bête, C&C BD n°1), Adèle Blanc-sec sera initialement publiée en
Théâtre : Personne ne m’aurait cru, alors je me suis tu
Le témoignage exceptionnel sur la déportation, recueilli en un ouvrage humaniste et plein d’espoir (C&C n°116), donne lieu aujourd’hui à une adaptation théâtrale. La pièce démarre