Italo Calvino est l’un des romanciers italiens les plus originaux du XXe siècle parce qu’il a su faire preuve d’une imagination débridée tout en respectant des univers réalistes. C’est également un critique littéraire et un grand journaliste.
Il est né à Santiago de Las Vegas en 1923, mais a quitté Cuba pour l’Italie dès son enfance. Il est le fils de parents botanistes et agronomes. En 1940, il est engagé de force dans les jeunesses fascistes, mais il entre dans la résistance dès 1943 dans les Brigades Garibaldiennes. Il s’inscrit alors au parti communiste et travaille dans l’un de ses périodiques, L’Unità, tout en continuant ses études littéraires à Turin, études qui s’achèvent par la rédaction d’une thèse sur Joseph Conrad. À la suite de l’invasion soviétique de la Hongrie, il démissionne du parti communiste en 1957.
En 1947, grâce à Cesare Pavese, il publie son premier roman, Le Sentier des nids d’araignée (Il sentiero dei nidi di ragno), qui raconte sur un mode à la fois lyrique et fantastique le regard d’un enfant sur la résistance. Ce premier roman, qui tranche fortement avec le néo-réalisme qui voit le jour en Italie après guerre, est imprégné de l’expérience de l’auteur.
Mais si ses deux premiers romans s’inspirent du contexte contemporain, une rupture s’installe dans son œuvre avec l’apparition des trois contes philosophiques (dont l’action se déroule symboliquement au XVIIIe siècle pour les deux premiers), qui lui ont valu un grand succès : Le Vicomte pourfendu (Il visconte dimezzato, 1952), qui raconte les aventures d’un homme coupé en deux ; Le Baron perché (Il barone rampante, 1957), qui parle d’un personnage qui a décidé de vivre uniquement dans les arbres, et Le Chevalier inexistant (Il cavaliere inesistente, 1959), qui raconte l’histoire d’un personnage sans consistance, d’une armure vide. Ces trois contes constituent la trilogie appelée Nos ancêtres (I nostri antenati). Cette trilogie ressortit à la fois du genre merveilleux et du récit d’aventures, le tout teinté d’une bonne dose d’ironie.
Installé à Paris où il se marie en 1964, il rejoint l’Oulipo (ouvroir de littérature potentielle) auquel appartiennent Queneau (dont il a traduit Les Fleurs bleues en 1967), Perec et Roubaud. Son ouvrage Si par une nuit d’hiver un voyageur (Se una notte d’inverno un viaggiatore), paru en 1979, illustre les préceptes de l’Oulipo puisqu’il imbrique dix débuts de roman dans un seul, dont les deux personnages-lecteurs essaient de poursuivre la lecture en recherchant une impossible cohérence.
À partir de 1980, il vit de nouveau en Italie et publie un recueil d’articles parus entre 1956 et 1979 : La Machine littérature. Il meurt en 1985 d’une hémorragie cérébrale à Sienne en Toscane.
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Écrire,
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